mercredi 26 avril 2017

A durée déterminée de Samantha Bailly // Chronique

A durée déterminée de Samantha Bailly

Publication : 8 mars chez JC Lattès
Genres : roman contemporain
Nombre de pages : 486

Résumé : Pyxis ! Une entreprise novatrice, audacieuse, dynamique, pilier du marché du divertissement. Le rêve de tout jeune diplômé... du moins en apparence.

D'un côté, il y a Ophélie, ancienne stagiaire en communication, rompue aux lois de l'entreprise et bien décidée à mériter enfin le graal de sa génération : le CDI. De l'autre, il y a Samuel, brillant chercheur en informatique, abattu par la dépression avant d'avoir pu terminer sa thèse. L'une est familière de Pyxis ; l'autre ne connaît rien à cet univers. Tous deux mettent tous leurs espoirs dans ce CDD, sans savoir s'il tiendra ses promesses...

Au travers de ces deux personnages, c'est le portrait de toute une génération qui se dessine parfois cruel et parfois tendre, mais toujours d une sincérité réjouissante.


MON AVIS

Après avoir fini Les Stagiaires, je me suis immédiatement plongée dans A durée déterminée, parce que j'avais trop hâte de retrouver la petite bande et de voir ce qui les attendait dans le monde de l'entreprise. Avant toute chose, je tiens à dire qu'en effet, vous n'avez pas besoin de lire Les Stagiaires pour lire A durée déterminée, même s'il suit les mêmes personnages. 

Dans ce second tome, j'ai trouvé que le ton était un peu plus sérieux, ce qui allait probablement avec l'évolution des personnages. Dans Les Stagiaires, j'avais trouvé que ceux-ci étaient un peu clichés, mais maintenant qu'ils sont confrontés au monde de l'entreprise depuis plus longtemps, ils ont connu un certain nombre de désillusions et se rendent bien compte de la réalité de la vie professionnelle. 

Encore une fois, j'ai beaucoup apprécié le personnage d'Ophélie, qui faisait de son mieux pour trouver sa place à Pyxis. Dans A durée déterminée est introduit un nouveau personnage, Samuel, et je dois dire que je l'ai adoré. C'est un personnage qui essaie de se remettre de sa dépression et ne parvient pas à finir sa thèse, j'ai trouvé qu'il y a énormément de similitudes entre lui et moi, si bien que je me suis pas mal attachée à lui. 

De plus, j'ai trouvé que l'on s'éloignait davantage du côté très romance des Stagiaires, même s'il est toujours présent. Je ne sais pas si cela est dû au changement d'éditeur, mais je n'en ai que plus apprécié le roman. J'aime toujours autant l'écriture de Samantha Bailly, qui me donne envie de lire ses romans d'une traite, parce que je ne peux pas m'arrêter et c'est ce que j'ai fait, encore une fois. 

L'aspect professionnel du roman était toujours aussi excellent, on en apprend davantage sur les supérieurs hiérarchiques des personnages, ce qui permet de se rendre compte que finalement, ils ne sont pas si différents et qu'eux aussi sont humains. 

Petite chose qui m'a dérangée : vu que l'on ne suit que certaines journées des personnages – un peu comme dans Nos Âmes Jumelles, j'ai parfois eu l'impression de manquer d'éléments pour tout comprendre, d'avoir rater un épisode et ça m'a pas mal dérangée. C'est un choix de narration, certes, mais il n'a pas très bien fonctionné sur moi. J'ai beaucoup moins eu cette impression dans Les Stagiaires, j'imagine que c'est pour cela que ça m'a un peu décontenancée. 

En bref, j'ai trouvé qu'A durée déterminée était meilleur que Les Stagiaires. Les personnages étaient davantage développés, découvrir l'envers du décor de chez Pyxis me passionne toujours autant et il faut avouer que c'est très addictif. Je n'aurais peut-être pas dû lire les deux romans l'un après l'autre, parce que maintenant je vais devoir attendre vraiment longtemps pour avoir le troisième tome (quand je pense que certains ont attendu trois ans !).

Autre :



Avez-vous lu A durée déterminée ? Les autres romans de Samantha Bailly ?

samedi 22 avril 2017

Le Marteau de Thor de Rick Riordan // Chronique

Le Marteau de Thor de Rick Riordan
(VO : The Hammer of Thor)

Série : Magnus Chase et les dieux d'Asgard #2
Publication VO : 4 octobre chez Disney-Hyperion
Publication VF : 1er mars 2017 chez Albin Michel
Genres : YA, fantastique, mythologie
Nombre de pages : 480

Résumé : Pas de répit pour les demi-dieux ! Le marteau surpuissant de Thor a disparu, une fois de plus. Si Magnus ne le retrouve pas à temps, il se pourrait bien que les neufs mondes subissent l'assaut des géants et soient détruits à jamais? Par où commencer les recherches ? Loki, le dieu de la guerre, semble connaître le coupable, mais il n'aidera pas Magnus sans contrepartie? La chasse au marteau ne va pas être de tout repos !



MON AVIS

Pour tout dire, cela faisait plus d'un an que je n'avais pas lu de roman de Rick Riordan, car ma lecture de L'Oracle caché - les aventures d'Apollon – m'avait vraiment déçue. J'avais même eu l'impression de devenir trop vieille pour les romans de Rick Riordan, qu'ils n'étaient plus pour moi et cela m'avait rendue triste. De plus, alors que j'avais adoré le premier tome de la trilogie Magnus Chase, L’Épée de l'été, je n'ai pu m'empêcher de remarquer que la majeure partie des lecteurs avaient préféré l'histoire d'Apollon. En gros, je me sentais un peu seule. J'ai fini par me lancer dans la lecture du Marteau de Thor et je me suis rendue compte que c'est juste que je n'avais pas trop aimé L'Oracle caché, je n'étais pas le problème, en soi (mais c'est quand même triste).

Après, il est vrai que comme j'ai lu le premier tome à sa sortie en VO (soit en octobre 2015), cela m'a pris un certain temps pour me replonger dans l'histoire, même si je n'avais pas oublié grand-chose. Cependant, une fois que j'étais bien dans le livre, j'ai aimé le point de vue de Magnus tout autant que dans le premier tome et il m'a beaucoup fait rire. J'ai dévoré le roman et c'était génial d'être de retour dans le monde de Rick Riordan une nouvelle fois. Cela m'avait tellement manqué.

L'intrigue était vraiment excellente. Comme je l'ai déjà mentionné, je ne pouvais pas m'arrêter de lire, parce que j'avais besoin de savoir comment les personnages allaient s'en sortir. J'ai vraiment hâte de lire le prochain tome, The Ship of the Dead (je ne crois pas qu'on connaisse le titre français, si  ?), même s'il s'agit du dernier tome et que je ne suis pas prête psychologiquement. En plus, la toute dernière phrase m'a tuée et a fait battre mon petit cœur de fangirl très fort. J'espère vraiment que nous verrons la scène en question, sinon c'est vraiment méchant de nous faire espérer.


La plus grande force de cette saga est la diversité des personnages. Bien entendu, j'ai adoré Magnus, parce qu'il est tellement agréable, comme personnage principal. Tous les personnages sont bien construits et profonds, avec des défauts mais attachants et j'adorerais avoir un gang comme celui de Magnus ! Et Alex Fierro, on en parle ? De plus, ce que j'adore avec cette série, c'est que l'auteur écrit des personnages pleins de diversité et ce n'est pas du tout forcé (pour mémoire, un personnage musulman, un personnage sourd, un personnage genderfluid...). Je dis OUI : c'est comme ça qu'il faut le faire. Malheureusement, beaucoup d'auteurs assez populaires vont vers la facilité et n'incluent pas de diversité dans leurs personnages, mais Rick Riordan n'est pas comme ça et je ne peux que l'aimer davantage pour cette raison. C'est un auteur célèbre, que beaucoup de jeunes lisent et je trouve que c'est encore plus génial qu'il inclue de la diversité, parce qu'on sait qu'il peut toucher potentiellement beaucoup de lecteurs qui ne se tourneraient pas forcément vers des livres qui incluent tant de diversité.

De plus, j'adore la mythologie nordique, même si malheureusement, je ne connais pas énormément de choses là-dessus – c'est pour ça qu'il faut que je lise Norse mythology, le dernier Neil Gaiman. Comme d'habitude, j'ai adoré la manière dont Riordan a abordé la mythologie, même si certains dieux apparaissent vraiment comme des idiots. Mais le fait que Thor soit accro aux séries me fait tellement rire, surtout que j'imagine Chris Hemsworth à chaque fois.

Bref, j'ai adoré Le Marteau de Thor, comme le premier tome et je n'ai qu'une hâte : retourner dans ce monde avec le troisième tome (mais je veux davantage de tomes, s'il-vous-plaît et merci). Ce roman m'a fait retomber sous le charme du style d'écriture de Rick Riordan et je ne veux pas qu'il arrête d'écrire sur la mythologie, même si j'imagine qu'au bout d'un moment, il va en avoir marre.


lundi 17 avril 2017

Nos Faces Cachées de Amy Harmon // Chronique

Nos Faces Cachées de Amy Harmon
(VO : Making Faces)


Publication VO : 12 octobre 2013

Publication VF : 2 novembre 2015 à la Collection R
Genres : YA, contemporain, romance
Nombre de pages : 450

Résumé : Le roman phénomène de l'auto-édition Young Adult, best-seller aux États-Unis. 
Ambrose Young est beau comme un dieu. Le genre de physique que l'on retrouve en couverture des romances. Et Fern Taylor en connaît un rayon, elle en lit depuis ses treize ans. Mais peut-être parce qu'il est si beau, Ambrose demeure inaccessible pour une fille comme elle. Jusqu'à ce qu'il cesse de l'être...

Nos faces cachées est l'histoire de cinq amis qui partent à la guerre.

L'histoire d'amour d'une jeune fille pour un garçon brisé, d'un guerrier pour une fille ordinaire.

L'histoire d'une amitié profonde, d'un héroïsme du quotidien bouleversant.

Un conte moderne qui vous rappellera qu'il existe un peu de Belle et un peu de Bête en chacun de nous...

MON AVIS

Quand j'ai entendu parler de Nos Faces Cachées pour la première fois, je ne pensais pas que ce roman serait pour moi, parce qu'il y avait un jeune homme torse nu sur la couverture et j'étais persuadée que c'était un autre roman new adult et je ne les apprécie pas trop. C'est grâce à bookstagram que j'ai lu ce roman, parce que je voyais d'excellents avis partout. Quand j'ai vu la nouvelle couverture, je l'ai donc enfin acheté et je ne savais même pas de quoi ça parlait.

Avant toute chose : Nos Faces Cachées est bien plus qu'une romance. Les premières pages m'ont fait croire que ça allait être vraiment cliché, avec un personnage principal qui pensait qu'elle n'était pas jolie et qui finirait avec le garçon beau comme un dieu. Mais pas du tout. Amy Harmon joue avec les clichés et les dépassent à chaque fois. En fait, quand on commence à voir les événements du 11 septembre et ce qu'il se passe ensuite, on comprend que c'est bien plus que cela. C'est la première fois que je lisais un roman qui parlait des attentats de 2001 et de la guerre en Irak. Ces événements ont eu des conséquences assez importantes sur les personnages et j'ai beaucoup aimé, parce cela rendait le roman encore plus réaliste. Nos Faces Cachées n'est pas juste à propos des relations entre les personnages : c'est aussi sur la vie en elle-même.

Les personnages principaux étaient juste géniaux. Je me suis sentie proche de Fern, qui adorait lire, écrire et qui n'avait pas confiance en elle. Elle ne se sentait pas jolie et pourtant... C'était une jeune femme tellement forte, parce que dès son plus jeune âge, elle avait appris à s'occuper des autres. Initialement, Ambrose semblait être son parfait opposé, parce que c'était le beau jeune homme qui avait tout... Jusqu'à ce que ce ne soit plus le cas. Il était fort physiquement, mais fragile émotionnellement et tellement gentil. Mais le personnage qui est sur le devant de la scène est vraiment Bailey. Il était tellement drôle et optimiste, malgré sa maladie et le fait qu'il savait que sa vie ne serait pas très longue. Ces trois personnages principaux étaient vraiment bien développés et se complétaient bien, c'était merveilleux de lire sur eux.


De plus, j'ai adoré les relations entre les personnages. Bien sûr, tout d'abord il y avait la romance entre Fern et Ambrose. Amy Harmon a construit leur relation lentement, mais c'était tellement sain, mignon, profond et un peu un jeu du chat et de la souris. Ces personnages étaient parfaits pour être ensemble et il n'y avait pas de drama. Dans la plupart des romances, c'est quelque chose qui m'énerve, tout le drama, mais ici? Je n'ai eu aucun problème. J'ai beaucoup apprécié la manière dont Fern montrait à Ambrose qu'il y avait bien plus, dans la vie, que ce qu'il pensait. Ils s'aiment pour leur personnalité et qui ils sont et cela se ressent énormément.

L'autre relation qui brille pendant tout le roman est celle de Bailey et Fern. Ils se sont connus toute leur vie et n'avaient pas peur d'être qui ils étaient, même s'ils avaient l'air ridicule en face de l'autre. C'est probablement l'une des amitiés les plus géniales que j'ai pu lire et je l'ai tant aimé.

En plus de tout cela, Nos Faces Cachées parle de beaucoup de sujets très importants. J'ai déjà mentionné que cela se passait autour de 2001 et des attaques du World Trade Center. Ce roman explore les conséquences de ces événements sur les gens, parce que leurs mentalités ont changé suite à cela, mais aussi sur ceux qui ont choisi de s'engager pour défendre leur pays pendant la guerre en Irak. Ce roman parle aussi de relations abusives, de religion, de tragédie et comment il faut toujours se relever quand la vie nous met par terre. C'était les montagnes russes émotionnelles (j'ai tellement pleuré) pour moi et j'ai rapidement su que j'allais lui mettre cinq étoiles et que ça allait devenir l'un de mes romans favoris. Pour tout dire, je ne pense même pas que je peux rendre justice à ce roman dans une chronique, tellement c'était bien.


Nos Faces Cachées était une histoire merveilleuse et émouvante, qui m'a brisé le cœur plus d'une fois et je sais que je m'en souviendrais jusqu'au restant de mes jours. Je suis ravie d'avoir enfin découvert la plume d'Amy Harmon et j'ai vraiment hâte de lire ses autres livres. Je ressens tellement de choses quand il s'agit de ce roman, donc c'est assez difficile de mettre des mots dessus, mais je ne peux que vous recommander de l'acheter là, tout de suite, maintenant.




Qui a lu du Amy Harmon ? 
Lequel me recommandez-vous de lire ensuite ?

samedi 15 avril 2017

Série coup de cœur // Legion (saison 1)


SYNOPSIS

Pendant son adolescence, David Haller est diagnostiqué schizophrène, avant d'être placé dans une institution psychiatrique. Mais l'arrivée d'un autre patient lui fait réaliser que les voix qu'il entend et les phénomènes auquel il est confronté depuis toujours sont peut-être réels et qu'il est un mutant. 

MON AVIS

Si vous me suivez sur les réseaux sociaux, vous savez déjà que depuis une semaine, je suis complètement dingue d'une série qui est sortie récemment aux Etats-Unis, Legion. Pour être honnête, je ne savais absolument pas qu'elle existait, jusqu'à ce que je regarde des interviews de Dan Stevens pour La Belle et la Bête et que les journalistes la mentionne. Du coup, lorsque j'ai compris qu'il y avait une nouvelle série de l'univers Marvel avec Dan Stevens dans le rôle principal... Je me suis jetée dessus.

Je vous annonce la couleur directement : à chaque épisode, j'étais émerveillée, complètement scotchée à mon écran et dès que j'avais fini un épisode, je ne pouvais plus rien faire pendant la demi-heure suivante. Je ne faisais que penser à cette série, parce que j'avais besoin de savoir ce qui allait se passer ensuite, ce qui était réel et ce qui ne l'était pas. Je pense que c'était, pour moi, un phénomène assez proche de l'addiction à Stranger Things que beaucoup de spectateurs ont pu avoir. Le réalisateur de la série, Noah Hawley (Fargo), trouve le bon timing pour que la série ne paraisse pas trop obscure pour le téléspectateur, tout en le menant en bateau.


Visuellement, la série est époustouflante, avec des accents futuristes et rétros. Les décors sont magnifiques et je suis restée bouche bée devant certaines scènes. Je regarde énormément de séries adaptées de comics Marvel/DC, mais je dois dire que pour moi, Legion les bat toutes à plates coutures (et pourtant, je les adore !). Ici, il s'agit de l'histoire d'un mutant – personnage assez secondaire dans les X-Men – ce qui a donné beaucoup de liberté aux créateurs de la série et je pense que c'est pour ça que je l'ai trouvé si différente et originale. Les personnages sont bien loin des super-héros et c'est pour ça que je les ai tant aimés. Certaines scènes peuvent paraître complètement incongrues, ce qui est permis par l'intrigue de la série.

En effet, comme David est un narrateur auquel le spectateur ne peut pas faire confiance, on ne sait jamais ce qui est vrai, ce qui explique qu'on a toujours besoin de voir la suite pour essayer de comprendre davantage. La série joue beaucoup sur la question des super pouvoirs/la santé mentale et c'est toujours assez compliqué à faire. Il est vrai, je pense que pour certains spectateurs, il vaut mieux éviter la série parce qu'elle aborde ces thèmes, mais au final cela ne romance pas tant ce thème que cela.


L'intrigue est toujours en mouvement et je trouve qu'il n'y a pas eu de temps mort. Il est peut-être un peu dommage qu'il n'y ait que huit épisodes, parce désormais, il va falloir attendre jusque février 2018 pour avoir la suite et je ne suis pas prête psychologiquement à devoir attendre aussi longtemps. Mais en fait, que je trouve que c'est un défaut provient de mon addiction à cette série. Donc finalement, c'est plutôt un gage de qualité. En plus, la fin, révélée à la fin du générique, comme pour tout bon Marvel qui se respecte, est assez cruelle, quand on sait que nous allons devoir attendre aussi longtemps.

Les acteurs sont vraiment excellents. J'adore Dan Stevens, c'est vrai (mais en même temps, DAN STEVENS !!), mais il m'a bluffée. Son personnage ne sait jamais ce qui est vrai, ce qui lui permet de faire une performance de dingue – je ne l'ai vu que dans Downton Abbey et La Belle et la Bête et c'est le rôle où il est le meilleur, je trouve. L'autre actrice qui crève l'écran n'est autre qu'Aubrey Plaza, qui a un rôle assez mystérieux. Les acteurs secondaires sont également très bons dans leurs rôles, mais ce sont surtout Dan Stevens et Aubrey Plaza qui brillent pendant ces huit épisodes.

En bref, j'ai essayé de ne pas trop vous en dévoilée, parce qu'il vaut mieux se jeter à l'eau sans vraiment savoir à quoi s'attendre, mais je tiens à dire qu'actuellement, Legion est la meilleure série que j'ai pu voir depuis le début de l'année 2017. C'est une série extrêmement addictive et époustouflante, avec d'excellents acteurs. Vite, la suite !



Êtes-vous un fan de l'univers cinématographique de Marvel ? 
Avez-vous entendu parler de cette série ? Vous intéresse-t-elle ?

mardi 11 avril 2017

Autopsie, t. 1 Whitechapel de Kerri Maniscalco // Chronique

Autopsie, t. 1 Whitechapel de Kerri Maniscalco
(VO: Stalking Jack the Ripper)

Publication VO: 20 septembre 2016 chez Jimmy Patterson
Publication VF: 18 janvier 2017 aux éditions Milan
Genres: YA, roman historique, roman policier
Nombre de pages: 352


Résumé: Audrey-Rose a toujours vécu dans l’opulence et le bonheur jusqu’à la mort de sa mère. Depuis, malgré la compagnie de sa tante et ses robes en soie, la jeune fille mène une vie secrète. Contre l’avis de son père et les attentes de la haute société, Audrey-Rose passe beaucoup de temps dans le laboratoire de son oncle pour étudier la médecine légale, en compagnie de Thomas, un apprenti charmant, intelligent mais méprisant. Elle passe ainsi ses après-midi à disséquer et à lire à travers les corps humains.

Mais une série de meurtres perpétrés par un certain Jack l’Éventreur à Whitechapel vont l’accaparer. Chaque corps est mutilé et les crimes sont de plus en plus horribles. Audrey-Rose et Thomas vont enquêter afin de découvrir le meurtrier qui semble graviter autour de la famille de la jeune femme. Est-ce son père, dont l’absence coïncide avec l’arrêt des meurtres ? Son oncle, dont les connaissances en anatomie pourraient être celles du meurtrier ? Le commissaire Blackburn qui la tient à l’œil ? Ou encore Thomas qui, sous ses airs de jeune arrogant, semble cacher beaucoup de choses?… À travers les descriptions d’autopsies, et de nombreux rebondissements, l’auteur nous plonge avec horreur et élégance dans les bas-fonds londoniens du XIXe siècle et de la science médicolégale.

Petite note : En réalité, j'ai lu ce roman en VO mais le titre et la couverture étant assez différents en VF, c'est ce que j'ai préféré mettre dans les informations, pour que vous ayez une meilleure idée du livre dont je parlais et je pense que c'est ce que je vais faire, désormais.

MON AVIS

Il est toujours assez compliqué de lire un roman qui a été encensé par tout le monde plusieurs mois après sa publication. Depuis que son annonce, j'étais surexcitée à l'idée de lire Autopsie - Whitechapel, parce que j'adore la période victorienne et que je trouve le mystère autour de Jack l’Éventreur fascinant. Cependant, comme à sa sortie VO, tout le monde s'est jeté dessus et a dit que ce roman était génial, j'ai essayé d'attendre un peu avant de me lancer à mon tour dans cette aventure.

Dès le début, on découvre l'univers de la médecine légale en pleine ère victorienne et j'ai trouvé cet aspect extrêmement intéressant, d'autant que comme le dit l'auteure à la fin, c'est avec le mystère de Jack l’Éventreur que cette science s'est vraiment développée en Angleterre. En plus, quand j'étais plus jeune – avant de découvrir que je n'avais pas une passion pour les sciences – je rêvais de devenir médecin légiste, donc j'ai un peu vécu cette vieille envie par procuration avec ce roman. L'atmosphère créée par Kerri Maniscalco ici, dans la veine des romans gothiques, convenait parfaitement à la période victorienne, j'avais l'impression d'être à Whitechapel avec les personnages. Même si je n'ai jamais été effrayée à ma lecture de ce roman, j'ai bien ressenti les ténèbres et la tension présentes dans le roman, pendant que les personnages essayent de trouver Jack l’Éventreur.

Cependant, j'ai trouvé que le rythme du roman était un peu étrange, même si j'avais hâte d'en découvrir davantage au début de celui-ci. J'avais parfois du mal à rester intéressée, alors que ce roman ne fait que trois cents pages. Je dirais que pour les deux premiers tiers du roman, ce n''était vraiment pas mal, mais sans plus, alors que les cent dernières pages étaient excellentes et ont fait que je n'ai pas regretté ma lecture. Bon par contre, j'avais deviné l'identité de Jack l’Éventreur à cause d'un minuscule détail, je pense que l'auteur a fait un choix inconscient pour quelque chose, mais du coup... C'est ce qui a confirmé mes soupçons. Néanmoins, même si j'avais deviné, elle l'avait vraiment bien écrit.


Bon, maintenant je me lance sur ce qui m'a vraiment déplu pendant ma lecture (je vous préviens, je râle pendant trois paragraphes). Comme la majeure partie d'entre nous, je suis toujours contente de voir qu'un personnage aille à l'encontre des constructions sociales de son temps et ne veuille pas vivre comme la société le lui impose. Bien entendu, lorsque j'ai vu qu'Audrey Rose voulait avoir sa propre carrière et être une femme indépendante, je l'ai tout de suite appréciée. Puis, j'ai réalisé que j'avais un problème avec son comportement, sans parvenir à mettre le doigt dessus. Au bout d'un moment, j'ai compris que, lorsqu'Audrey Rose parle aux autres femmes du roman, ce n'est qu'à propos d'hommes, de fêtes ou de broderie. La seule exception est la scène où elle doit voir le père d'une femme, mais c'est tout. Je suis désolée de continuer à mentionner le test de Bechdel (conçu pour détecter le sexisme dans les œuvres de fiction), mais pour moi, ce roman échoue à ce test. Pas complètement, mais à 90%. 

De plus, tout au long du roman, Audrey Rose se sent supérieure par rapport aux autres femmes. Elle ne se sent pas supérieure à cause de son niveau social à vrai dire, parce qu'elle a de la compassion pour les prostituées... Mais elle se sent supérieure face à l'ensemble de ses pairs. Elle les juge, dit à plusieurs reprises qu'elle les trouve superficielles et inintéressantes, parce qu'elles acceptent le rôle que la société leur a assigné. A chaque fois qu'elle se trouve avec des filles de la même condition qu'elle, elle se plaint. Il n'y a qu'une seule fois où une femme trouve grâce à ses yeux, mais ce n'est qu'à la fin du roman. Je me considère comme une féministe, mais je ne pense pas que juger des femmes – surtout des femmes qui n'ont pas le choix et se rebellent différemment – est une attitude louable. J'ai vu dans plusieurs chroniques, mais aussi sur le site des éditions Milan que Audrey Rose était une féministe, mais personnellement, je n'en ai pas beaucoup vu la preuve. En théorie, elle l'est. En pratique, elle critique l'attitude d'autres femmes.



Audrey Rose pense que la société, dans sa conception du rôle des femmes, a tort (et elle a raison), mais cela ne veut pas dire qu'elle a le droit de se sentir supérieure, ou de juger d'autres femmes parce qu'elles ne se rebellent pas suffisamment à son goût. J'ai eu l'impression que l'auteure cherchait à faire d'Audrey Rose une "meilleure" femme que les autres, parce qu'elle avait des opinions modernes, afin que je l'apprécie davantage. En réalité, cela m'a mis en colère contre ce personnageLe cliché de l'héroïne qui a une vision moderne et critique toutes les autres femmes est persistant dans la littérature young adult et franchement, je n'en peux plus.

Bon, j'ai fini de râler, je crois. Même si j'étais en colère contre le personnage principal, j'ai bien aimé les autres personnages. Ils avaient tous plusieurs facettes et j'ai aimé que l'auteure nous montre que l'on ne peut jamais connaître quelqu'un complètement, parce que nous avons tous des secrets. Les sarcasmes de Thomas Cresswell, notamment lorsqu'il interagissait avec Audrey Rose m'ont fait bien rire.

En bref, pour un premier roman, Whitechapel est bon et je comprends pourquoi certaines personnes l'ont tant aimé : que ce soit l'atmosphère, le mystère ou les sarcasmes, il a tout pour plaire, au premier abord. Mais j'ai eu quelques problèmes avec le rythme du roman et toute cette histoire avec Audrey Rose dont j'ai déjà bien trop parlé. Cependant, je pense que je lirai la suite, pour voir si Audrey Rose change (et si elle ne le change pas, je recommencerai à râler, haha), mais aussi parce que le second tome parle de Dracula et implique la découverte d'un pays que je ne connais pas du tout.





dimanche 9 avril 2017

Série coup de coeur // How to Get Away With Murder (saison 1)


SYNOPSIS

Annalise Keating possède toutes les qualités requises chez un professeur de droit pénal. Brillante, passionnée, créative et charismatique, elle symbolise également tout ce à quoi on ne s'attend pas : sexy, imprévisible et dangereuse. Que ce soit lors d’un procès ou dans une salle de classe, Annalise est impitoyable. Avocate de la défense, elle représente les criminels, des plus violents jusqu'à ceux suspectés de simple fraude. Son objectif est de faire presque tout ce qui lui est possible pour gagner leur liberté. De plus, chaque année, Annalise sélectionne un groupe d’élèves, qui se révèlent être les plus intelligents et les plus prometteurs, à venir travailler dans son cabinet. Car apprendre auprès d’Annalise est l'occasion d'une vie, celle qui peut tout changer pour ces étudiants, et cela pour toujours. C’est exactement ce qui se produit lorsqu’ils se retrouvent impliqués dans un assassinat qui fera vibrer toute l'université...

MON AVIS

Heureusement que j'ai pris un abonnement Netflix, parce que cela me permet de découvrir des séries que je n'aurais pas regardé par moi-même. Je ne savais pas grand-chose sur How to Get Away with Murder, à part qu'il y avait Viola Davis, Alfred Enoch (Dean Thomas dans Harry Potter) et que tout le monde adorait. Sans pression.

Dès le premier épisode, je me suis fait envoûter par cette série. Il faut dire que l'alternance entre le passé et le futur donnent envie d'avoir les réponses, au point que l'on ne peut plus s'arrêter de regarder. Dans les séries policières/juridiques, c'est toujours le fil rouge qui fait que j'aime ou non la série, parce que le format des enquêtes – assez répétitives – ne me plaît que très rarement (d'ailleurs, il faut que je continue la saison 2 d'iZombie).



A côté de ça, je me suis toujours trouvée investie dans les procès à côté du fil rouge, parce que c'était toujours des affaires assez différentes où je pouvais avoir de la compassion pour l'accusé, c'est probablement grâce à cet attachement émotionnel que je ne me suis pas ennuyée. De plus, comme les personnages sont encore des étudiants, ils apprennent aux côtés d'Annalise et on se laisse porter à leurs côtés.

J'ai adoré les personnages. Au départ, j'avais du mal à cerner Annalise, parce qu'elle a tellement de facettes que je ne savais pas toujours si elle faisait semblant ou non, donc je ne savais pas vraiment si je l'appréciais. Les personnages principaux de cette saga sont assez complexes et ont tous leur part d'ombre – d'ailleurs, on ne sait pas grand-chose sur certain d'entre eux – mais c'est ce qui fait leur charme. Mon préféré (et d'après ce que j'ai compris, c'est le cas de pas mal de spectateurs) est Connor. Initialement, je croyais qu'il n'allait être qu'un tombeur, mais il est bien plus que ça et je l'adooooore. Ce qui est génial, c'est qu'on ne sait jamais à qui on peut faire confiance, vu que nous avons tous nos secrets.

Quant aux performances des acteurs... Wow, je comprends pourquoi Viola Davis a obtenu un Golden Globes (même si je ne crois pas que ce soit pour la première saison) : elle est vraiment excellente et elle porte la série à bout de bras. Les autres acteurs sont tout aussi bons et je pense que je garderai un oeil sur eux pour la suite de leur carrière.



Pour être honnête, j'ai dévoré cette première saison en une semaine (bon après, il n'y a que quinze épisodes), parce que je voulais toujours connaître la suite. La fin de la saison est vraiment explosive, me laisse avec encore plus de questions qu'avant et je suis curieuse de voir la suite. Par contre, je pense que le rythme va un peu changer dans la saison 2, vu qu'on a eu la majeure partie de nos réponses pour le meurtre de Lila, mais ce n'était que le début.


En bref, j'ai eu un véritable coup de cœur pour la première saison de cette série dont j'ai tant entendu parler : elle vaut vraiment le coup ! Les personnages sont complexes, l'intrigue pleine de suspens et je n'ai qu'une hâte, me plonger dans la saison 2 pour avoir davantage de réponses.



Regardez-vous cette série ? Vous intéresse-t-elle ?

jeudi 6 avril 2017

Les Stagiaires de Samantha Bailly // Chronique

Les Stagiaires de Samantha Bailly

Publication : 21 mars 2014
Genre : contemporain, romance
Nombre de pages : 288

Résumé : Ophélie, Arthur, Hugues et Alix viennent tous d’horizons différents. Leur seul point commun : ils rêvent de travailler chez Pyxis, entreprise spécialisée dans l’édition de mangas et de jeux vidéo, pilier dans le secteur de l’industrie créative.
Une réalité s’impose rapidement : beaucoup de candidats, peu d’élus. Désormais, le stage est devenu une étape obligatoire pour ces jeunes qui sont à la croisée des chemins dans leurs vies professionnelles et affectives.
Provinciale tout juste débarquée, Ophélie a laissé derrière elle petit ami et logement, et doit faire face aux difficultés de la vie parisienne.
Étudiant en école de commerce, Arthur est tiraillé entre les grands projets qu’on a pour lui et son envie de mettre la finance entre parenthèses. À leurs côtés, Alix, passionnée de mangas, ne jure que par ses sagas favorites, et Hugues, graphiste, teste ses limites dans les soirées électro...
Dans une atmosphère conviviale, travail et vie privée s’entremêlent.
Pourtant, une question demeure en fond sonore : qui restera ?
Quand la "génération Y" entre en collision avec le monde du travail : un récit marquant dans lequel beaucoup de jeunes adultes se reconnaîtront.

MON AVIS

L'année dernière, j'avais découvert Samantha Bailly à travers Nos Âmes Jumelles et Nos Âmes Rebelles et adoré sa plume, au point d'avoir eu un coup de cœur pour le second. Lorsque j'ai découvert l'existence des Stagiaires, quelques mois avant la sortie d'A Durée Déterminée, je me suis dit qu'il fallait absolument que je le lise, parce que pour moi, les stages de fin d'études ne sont plus si loin et que j'étais curieuse de voir la manière dont cela allait être abordé.

La partie “professionnelle” du roman était vraiment excellente et c'est probablement ce que j'ai préféré. D'une part, j'ai bien aimé l'entreprise Pyxis, puisqu'elle véhiculait ce côté jeune et accessible tout en étant cruelle, comme s'en rendaient compte les stagiaires, cela montrait bien les désillusions que l'on peut se faire en découvrant les coulisses pendant un stage. D'autre part, la manière dont les stagiaires sont traités m'a rappelé ma propre expérience parfois, si bien que je me suis énormément retrouvée en eux. Je suis très heureuse d'avoir trouvé un roman qui parlait de manière aussi juste du stage en France à notre époque, et que Samantha Bailly avait trouvé un juste milieu pour l'aborder.

De plus, comme ce roman se passait à Paris, la question de la difficulté à trouver un logement, le prix bien trop cher de la vie m'ont également beaucoup parlé, vu que c'est ce que je vois au quotidien. Samantha Bailly a dit plusieurs fois qu'elle voulait faire le tableau de la génération Y et j'ai trouvé qu'à travers les cadres qu'elle présentait, tout sonnait très juste.

Néanmoins, je dois dire que j'ai trouvé que les personnages étaient assez clichés et que le roman était très manichéen. Le contraste entre les deux personnages principaux est assez flagrant : d'un côté Ophélie, la petite provinciale timide, qui obtient ce qu'elle veut à la sueur de son front, de l'autre Arthur, un étudiant en école de commerce né avec une cuillère en argent dans la bouche, séducteur mais qui ne sait pas ce qu'il veut. La présence de ces types de personnages est assez clichée et je dois avouer que c'était un peu le cas pour les autres personnages également. Ce n'est toutefois pas une si mauvaise chose, parce la manière dont ils sont faits est très vraie, certains personnages m'ont rappelé des étudiants que j'ai pu croiser, au point qu'on peut se demander si nous ne sommes pas nous-mêmes des clichés parfois. J'aurais tout de même aimer un peu plus de relief pour ces personnages.

De plus, avec l'alternance des points de vue, on ne peut que se douter de la possibilité d'une romance entre les deux personnages. Ce que j'ai beaucoup apprécié, c'est que l'auteure montre clairement que c'est une relation toxique, que ce n'est pas du tout le type de relation qu'il faut avoir, mais que les personnages vont un peu vers la facilité. Alors oui, vous pourriez dire que c'est cliché, mais pas complètement. Il n'est pas question d'un personnage qui change pour un autre ou de quelque chose qui est fait pour durer toute la vie. Samantha Bailly nous montre une relation toxique que peuvent avoir deux jeunes et qui est vouée à l'échec. Cependant, l'aspect du stage s'efface progressivement pour laisser place à l'intrigue amoureuse et ce n'est pas vraiment ce que j'ai préféré, mais bon.

En outre, je me suis énormément retrouvée en Ophélie – sans doute parce que j'ai dû déménager à Paris pour mes études, mais bien plus tôt – et j'ai vraiment hâte de la retrouver dans la suite de ses aventures avec A Durée Déterminée. J'ai d'ailleurs bien envie de m'y plonger immédiatement.

En bref, Les Stagiaires m'a fait passer un bon moment de lecture : c'est addictif, réaliste et je me suis retrouvée dans certaines des préoccupations des personnages. Encore une fois, l'écriture de Samantha Bailly m'a énormément plu et j'ai hâte de lire davantage de ses romans.

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